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Une lueur d'espoir pour un monde sans plastique

29.01.2016 Fondation

Ca y est, l’étude des 5 zones de concentration de déchets est complète avec les échantillons de Tristan da Cunha (gyre de l’Atlantique Sud) !

Rappelez-vous, en raison du chavirage du MOD70 dans l’Océan Indien en septembre dernier, se rendre sur cette île avait alors été un peu compliqué. Situées dans l’Atlantique Sud (et dans le gyre de déchets du même nom), cette île britannique de 96km2 se trouve à 2438 km de la terre la plus proche (St-Hélène), à 2807 km du Cap et à plus de 3000km de l’Amérique du Sud. Il est possible de s’y rendre depuis le Cap, où un « ferry » vous embarquera tous les 2 à 3 mois pour une navigation de 8 jours. Vous comprendrez donc que la tâche s’annonçait ardue pour la R4WO privée de son navire ambassadeur.

Heureusement, l’expédition a pu compter sur le soutien précieux de membres de la communauté scientifique, soucieux d’aider la R4WO de terminer son projet d’étude des 5 gyres de déchets en bonne et due forme. Grâce au Prof. Peter G. Ryan, directeur du Percy Fitz Patrick Institute of African Ornithology à Cape Town, reconnu à l’international pour ses analyses de l’impact de la pollution plastique sur les écosystèmes marins  et plus précisement de l’ingestion du plastique par les oiseaux, des contacts ont pu être établis avec les scientifiques Ben Dilley et Delia Davies qui se rendaient sur Tristan da Cunha pour y effectuer des analyses. Ces derniers ont très généreusement accepté de déployer notre protocole sur 4 plages volcaniques de l’île afin d’obtenir les fameuses données comparables si précieuses à la finalisation de notre corpus. Et cette semaine, nous avons enfin reçu de leurs (bonnes) nouvelles!

Après avoir échantilloné les plages de The Bluff, Runaway, Hottentot et Jews, la petite délégation, composée de Ben, Delia, George et Julian, n’a quasiment pas trouvé de macro-déchets provenant de la mer.Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule,  les micro- et les meso plastiques récoltés représentent également un nombre très faible par rapport à certaines autres escales de la R4WO. Certains quadrats ne contenant même aucun microplastique visible à l’œil nu. Tristan da Cunha, île la moins polluée de la R4WO ? Il semblerait bien que le plastique ait quelque peu épargné cet atoll situé dans le gyre de l’Atlantique Sud. Affirmation à prendre avec des pincettes tout de même, car l’année dernière, une accumulation de 150 déchets a été notée par le Prof. Peter Ryan sur cette même île. L’analyse plus précise des échantillons que l’équipe de scientifiques pourra nous faire parvenir une fois revenue sur le continent africain fin février nous en dira plus !   

Notre solution à la pollution plastique

Le constat de la Fondation est clair : un nettoyage efficace des océans à grande échelle n’est pas réaliste. Traiter les déchets avant qu’ils n’atteignent l’eau est une nécessité. Notre objectif est donc de valoriser les déchets plastiques grâce à une technologie innovante permettant de les transformer en énergie.
Cette approche inspirée de l’entreprenariat social permet la création d’emplois, en particulier pour les plus démunis. De surcroît, ce procédé de production d’énergie engendre des bénéfices environnementaux importants en réduisant la pollution plastique de manière conséquente.


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En avril 2017, Race for Water est repartie autour du monde pour une Odyssée de l’Espoir. A bord d'un navire révolutionnaire à propulsion mixte solaire-hydrogène-kite, l'équipe de la Fondation souhaite démontrer que la transition énergétique a commencé et que des solutions durables existent pour protéger l'océan des pollutions anthropogéniques.